| Etre que je dévoile... Etre que je dévoile et qui m'efface ô pur instant vierge et virtuel ô matière et mystère, je te célèbre.
Sans prière apprise sans regrets taciturnes sans joie feinte, je te célèbre.
Pour l'innocence pour le royaume d'un regard pour l'horizon sans distance je te célèbre.
Je te célèbre parce-que tu n'existe que dans le souffle meurtri de nos rêves et de nos défis.
Les morts sont légers... Les morts sont légers plus légers que l'air C'est nous qui portons leur poids à l'épaule C'est nous qui écoutons leur vraie voix dans nos cœurs
Les morts sont légers plus légers que le sommeil Ils nous parlent en secret dans la langue pure des galaxies Ils nous tirent vers le haut tandis que la faiblaisse et l'oublie nous ramènent à la terre
Les morts sont légers plus légers que le souvenir Ils nous parlent en secret dans la langue oubliée des enfants Ils nous tirent vers l'azur tandis que le silence du néant nous ramène vers la vérité.
Le secret du pauvre cœur... Le secret du pauvre cœur est enfermé à jamais dans l'infiniment petit, dans le premier sursaut de la mémoire dans le premier nœud de particules dialoguant face au néant
Est enfermé à jamais dans le savoir muet du nouveau-né tendant la main vers la présence aléatoire
Est enfermé à jamais dans les aveux non murmurés dans les rêves refusés dans la plainte silencieuse des ombres réniées
Est enfermé à jamais dans le cri transparant dans la chair soudain froide et sans organes qui se délivre du jour
Est enfermé à jamais dans le monde parce-que tu as oublié la clé et le chiffre de nos âmes dans ton cœur sans secret | Being that I unveil... Being whom I unveil and who effaces me o pure, chaste and illusionary moment o reality and mystery, I extol you.
With no studied prayer with no unexpressed remorse with no feigned happiness, I extol you.
For innocence for the kingdom of one glance for the rangeless horizon I extol you.
I extol you because you exist only in the slaughtered breath of our dreams and of our challenges.
The deceased are light... The deceased are light lighter even than air it is we who carry their weight upon our shoulders It is we who listen to their real voice in our hearts
The deceased are light lighter even than sleep They speak to us in secret in the pure language of the galaxies They pull us upward whereas weakness and oblivion bring us back to earth
The dead are light lighter even than memory They speak to us in secret in the forgotten language of children They pull us towards the azure whereas the silence of emptiness brings us back towards truth.
The secret of the wretched heart... The secret of the wretched heart is forever confined within the infinitely small within the first flurry of one's memory within the first knot of particles discoursing with nothingness
Is forever confined within the silent understanding of the new-born stretching its hand towards the unknown presence
Is forever confined within the unmurmered avowals within the rejected dreams within the silent lament of the disowned shadows
Is forever confined within the transparant cry within the flesh now suddenly cold and devoid of organs which frees itself of the day
Is forever confined within the world because you have forgotten the key and the sum of our souls within your heart which habours no secret |